l'homme dans l'espace
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Frédéric LARIBLE
10 mai 16

Des illustrations pour l'espace...

 
Merci au Professeur CUSTAUD, enseignant-chercheur au sein du laboratoire Biologie neurovasculaire intégrée, travaille en collaboration avec le Centre National d'études spatiales et de ses équipes du CHU d'Angers, pour sa confiance dans l'élaboration des illustrations et la création de son prochain ouvrage "L'Homme dans l'espace" dédié à l'analyse des impacts de l'environnement spatial sur le système vasculaire...

Le Professeur CUSTAUD souhaite nous confier, en collaboration avec CAMELEON Studio, la réalisation d'illustrations et la création de son ouvrage "L'Homme dans l'espace".

Comment adapter l'être humain à l'environnement spatial ? Voilà un sujet de recherche plutôt peu commun. Attiré dès le début de ses études par la physiologie, Marc-Antoine Custaud est « tombé dans la marmite » du domaine spatial, un peu par hasard, au cours d'un stage en Faculté de Médecine à Lyon. Toujours aussi passionné, il est aujourd'hui enseignant-chercheur au sein du laboratoire BNVI (Biologie neurovasculaire intégrée), et travaille en collaboration avec le CNES (Centre National d'études spatiales).

Le système cardio-vasculaire a besoin d'être stimulé pour rester réactif : se mettre en position debout, faire de l'effort physique régulièrement. Des troubles apparaissent au bout de quelques jours d'alitement continu : comme des perturbations de la pression artérielle engendrant des syncopes. Pour les spationautes, les « effets secondaires » de l'absence de gravité, pour la plupart réversibles (sauf pour la décalcification), impliquent une rééducation à leur retour sur Terre. Il faut compter une dizaine de jours de « récupération » pour leur système cardiovasculaire. Avancée récente pour le suivi médical des astronautes : l'équipe de Marc-Antoine Custaud a participé avec le CNES et le CHU d'Angers à la mise au point de « CardioMed », un appareil de suivi médical cardiovasculaire utilisé par les cosmonautes eux-mêmes dans l'espace. Pour avoir participé à des vols paraboliques et connaître les conséquences de l'impesanteur sur l'organisme, le scientifique ne jalouse pas les spationautes et préfère les observer les deux pieds posés sur la terre ferme.